Par Usha Reddi, présidente du Rotary e-club Community Action Against Human Trafficking

Dans l’école où je suis enseignante, j’ai un jour découvert que de jeunes enfants à peine âgés de six ans étaient victimes de trafics sexuels. Je me sentais impuissante face à ce phénomène et je ne savais pas quoi faire. Cela se produisait au sein de leur famille, contre de l’argent ou de la drogue. Les enfants étaient retirés de leur foyer pendant quelques jours, puis y revenaient.

J’ai aussi été confrontée à des élèves qui avaient été recrutés comme « mannequins » ou « danseurs » par de fausses agences. La plupart d’entre eux se sentaient honteux et ne souhaitaient pas en parler, en particulier à la police.

Le trafic d’êtres humains est un problème bien réel qui se déroule plus près de chez nous qu’on ne le croit. En 2019, Patti Mellard avait invité plusieurs clubs à une réunion à Topeka pour aborder la question de l’injustice sociale du trafic d’êtres humains et pour trouver des moyens de le combattre. Deux ans après, le 27 janvier 2021, le Rotary e-club Community Action Against Human Trafficking (CAAHT) voyait le jour en tant que premier e-club au monde à se consacrer à cette cause.

Je suis fière d’en être la première présidente car cette cause me tient à cœur. Il y a quelques années, en tant que membre du conseil juridique du département de police du comté de Riley (RCPD), j’ai assisté à une conférence sur le sujet et j’ai été stupéfaite de constater à quel point le phénomène était répandu dans notre communauté et que si peu de choses étaient entreprises pour l’enrayer.

En 2019, en ma qualité de conseillère municipale, j’ai travaillé avec l’ancienne maire, Linda Morse, et avec des masseurs, des employés municipaux, le procureur et les services de police locaux en vue de faire adopter un décret établissant une « Licence de massage ». Il s’agissait de règlementer un commerce qui n’était pas encadré et qui servait de couverture pour des trafiquants. Le procureur Barry Wilkerson a publié une circulaire pour soutenir la législation locale contre le trafic d’êtres humains. Tout cela n’est qu’une partie de la solution, mais ça m’a redonné espoir et m’a encouragé à travailler plus activement avec la société civile pour éliminer le trafic et l’exploitation sexuels, à tous les niveaux.

Le trafic d’êtres humains est un problème complexe et souvent peu signalé. N’importe qui peut en être une victime, quel que soit son origine, son statut socio-économique, son sexe, son orientation sexuelle, son niveau d’éducation ou son âge. Notre cause, notre mission, est d’y mettre fin.

Notre club est aujourd’hui partenaire d’une demande de subvention mondiale pour la réhabilitation de survivants de l’esclavage sexuel et du trafic d’êtres humains. En outre, Patti Mellard du Rotary club de Topeka South, et Lynette Stassen de l’e-club de Cape Town, en collaboration avec le Faron Barr, gouverneur du district 5710 et les Rotary clubs de Leawood, Lenexa et Melkos, ont décidé de proposer des services, des formations, des ressources, un accompagnement et un soutien à des victimes encadrées par Rended Heart, une organisation qui aide les survivants d’exploitation et d’abus sexuels.

Je suis heureuse de faire partie de ce nouveau projet. Les Rotariens sont des gens qui font Place à l’action et je sais que ce club va faire bouger les choses pour stopper le trafic d’êtres humains.

Pour plus d’informations, rendez-vous sur la page du Rotary club CAAHT et suivez-les sur Facebook, Twitter et Instagram.